Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale


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    Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale

    Le 17 octobre 2004 par Philippe Simon TPE37 (Phiip)

    Avant, quand je travaillais pour l’Etat, j’avais des dizaines de préjugés sur la Fonction Publique Territoriale, préjugés qui m’ont empêché trop longtemps de sauter le pas. Et puis un jour, je me suis dit : "de toute façon, si tu juges les gens sur la réputation, deux choses :
    1 - c’est mal
    2 - c’est stupide
    3 - essaye d’abord, tu verras ensuite.
    (trois choses donc..)"

    Ce que je fis, et il ne se passe plus un jour sans que je ne sois soulagé de m’être barré [1] de cette DDE stupide pour intégrer la Communauté Urbaine de Lille.

    Alors, en exclusivité pour vous, voici décortiqués les clichés sur la territoriale !

    Les territoriaux sont tous des incompétents
    -   il n’y a pas plus d’incompétents dans la Fonction Publique Territoriale (FPT) que dans la Fonction Publique d’Etat, à mon avis, y’en a autant de chaque côté. Le recrutement des ingénieurs subdivisionnaires (l’équivalents des ingénieurs des TPE) se fait sur la base d’un diplôme scientifique bac + 5 avec un concours. Ensuite, ils suivent une FIA, formation professionnelle continue qui leur permet de visiter plein de services et de se faire une expérience de la FPT.

    Ouais, mais rien ne vaut la formation technique des TPE ! TPE, TPE, tralalalère...
    -   certes, mais ce n’est valable que pour ceux qui comptent poursuivre une carrière technique spécialisée, ce qui est en fin de compte le cas d’une très faible proportion des TPE. Les autres assureront des fonctions de management et d’encadrement pour lesquelles ils ne sont absolument pas préparés. Les cours de Méthodes de Recherche Opérationnelles seraient très avantageusement remplacés par des cours de "Management pour les Nuls". Je suis désolé de la dire, mais la plupart des collègues que je connais sont des buses en management.

    Oui, mais notre légitimité, c’est la technique
    -   et notre quotidien c’est le management. Tant que l’Ecole n’aura pas compris ça, nous ne seront jamais complètement légitimes.

    C’est pas mieux que de donner des diplômes d’ingénieur à des architectes après un concours à deux balles !
    -  L’avantage du mode de recrutement de la FPT est de favoriser la diversité des profils. On travaille du coup avec des gens qui ont des origines et des cultures très variées, et c’est très enrichissant. Et je suis désolé, mais la technique dont moi, ingénieur, j’ai besoin au quotidien :
    1 - y’en a pas tant que ça ;
    2 - elle s’acquiert d’abord par l’expérience.

    Les territoriaux sont tous cooptés par des élus
    -  la très grande majorité des territoriaux ne rentre pas dans cette catégorie, même si, effectivement, certaines personnes sont rentrées grâce à du copinage [2]. Les autres rentrent grâce à un concours, comme tout le monde, un concours qui est loin d’être facile.

    Mouais... Mais le problème, dans la FPT, c’est de travailler trop proche des élus
    -   L’avantage dans la FPT, c’est de travailler proche des élus, et donc des centres de décision. On sait ce qu’on fait et pourquoi. On obtient vite des responsabilités importantes, et la notion de grade est beaucoup moins discriminante qu’à l’Etat [3]. Les logiques sont parfois électoralistes, certes, mais pas plus que si on travaille dans n’importe quelle subdivision de l’Equipement, où, je le rappelle, on travaille au service des élus.

    Oui, mais les élus changent d’avis comme de chemise ! Ils ne sont pas fiables !!
    -   réfléchissons un petit peu. Est-ce pire qu’à l’Equipement ? Les élus changent tous les six ans, et calent leur stratégie de carrière sur 6 ans [4]. Mais les A+ de l’Equipement changent eux tous les 3 ans, et réfléchissent donc à bien plus court terme... Provocateur ? Pas tant que ça, et je mets dans la balance mon expérience personnelle !

    Il faut se méfier des élus
    -   à l’Etat comme à la Territoriale, si on fait son métier honnêtement, je ne vois pas ce qu’on aurait à craindre. Les élus ne vous demandent pas de transgresser la loi, ou de vous compromettre, et si jamais ils le faisaient, rien ne vous oblige à l’accepter !! Mais vous savez quoi ? J’ai rencontré à plusieurs reprises les plus grands élus locaux [5], avec lesquels on discute et on travaille [6]. Combien de fois étant ingénieur à la DDE j’ai rencontré le maire de Lille ? Je vous laisse deviner...
    -   alors qu’à l’Etat, on dépend des directives d’un ministère qu’on ne voit jamais, qui n’a pas de politique claire et qui se débrouille pourtant pour en changer tous les 3 ans !!

    Au moins, à l’Etat, on défend le service public, les compétences de l’Etat !!
    -   quelles compétences ? Dans des organismes comme la DDE qui ne pensent qu’à abandonner la plupart de leurs compétences, on vit en permanence dans un organisme dont la stratégie de long terme est d’en faire de moins en moins. Quand à la défense des compétences de l’Etat, le fameux pouvoir régalien, il s’arrête là où sa défense ferait trop de vagues... Un A+ de l’Equipement qui s’opposerait trop fortement à un élu local mettrait sa carrière personnelle en danger [7]...

    Alors la Territoriale n’a aucun défaut ?!!
    -   elle en a plein. Mais elle en a beaucoup moins que la DDE.

    Mais... mais... tu es partial !
    -   Oui, je suis partial. J’ai eu suffisamment de problèmes avec la DDE et son système absurde de gestion des gens [8] pour avoir de très bonnes raisons de l’être. D’un autre côté, je n’avais pas attendu d’être à la DDE pour avoir des problèmes, à TPE, ça avait déjà bien commencé !!

    J’ai eu des gros différents avec la DDE, et je suis parti fâché, désabusé du service public et des pratiques de l’Equipement. Et la Territoriale m’a fait redécouvrir ce que peut être le service public, et je lui en suis reconnaissant ! Et ce sera ma conclusion... pour aujourd’hui !

    [1] Le pourquoi et le comment pourront faire l’objet d’un futur article, tiens.

    [2] Ce qui n’empêche qu’après, elles doivent tout de même passer les concours !

    [3] Des types avec un statut A+ travaillent comme A tandis que d’autres avec un statut A travaillent sur des postes A+, comme moi en ce moment par exemple...

    [4] C’est un cliché évidemment, souvent vrai, mais j’ai tout de même rencontré bien des élus beaucoup plus responsables que ça.

    [5] Martine Aubry par exemple.

    [6] Bon, on va pas se boire des bières ensemble après non plus, hein ? Faut pas déconner !

    [7] Ils ne sont pas jugé sur la manière dont ils défendent l’Etat, mais sur leur capacité à éviter de créer des "problèmes".

    [8] Et en particulier des TPE.


    Réaction(s) :

    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    le 29 octobre 2004

    C’est que ça donnerait presque envie de travailler pour la fonction publique territoriale !

    J’ai quand même quelques questions (peut-être que ce sont des clichés, à toi de me répondre) :

    Quelle mobilité pour les agents de la FPT ? Si je travaille pour le Conseil général des Hauts-de-Seine et que je veux retourner dans le sud, et en même temps changer de type de poste, je fais comment ? J’arrive avec mes cv sous le bras et je fais un gros sourire ?

    Malgré ma courte expérience, j’affirme que la plupart des élus agissent dans un intérêt général "relatif"... compatible avec leurs ambitions politiques. Un exemple dans le domaine de l’aménagement, mais c’est valable pour d’autres domaines (social, éducation, etc.) : M. X, élu, décide de faire passer l’ensemble de sa commune en zone 30. Félicitations, les riverains sont contents, ils voteront pour M. X. Conséquences : limitation à 30 jamais respectée, y compris dans les zones où elle se justifiait vraiment, parce-que non crédible et aménagement inadéquat, râlerie des usagers de la route "en transit" forcés de passer à 30 sur une départementale qui permet largement le 50, aucun gain de sécurité. En DDE, il y a certainement aussi des problèmes de décision, mais l’avantage est que les décideurs ont un peu moins le nez dans le guidon. Plus on rapproche la décision du niveau "local", moins on regarde ce qui se passe autour.

    Pour résumer, je crois que ce qui fait peur dans la fonction publique territoriale, c’est l’instabilité. Les hauts fonctionnaires changent, mais la politique de l’Etat est quand même plus stable que celle d’une collectivité, non ?

    Je suis complètement d’accord avec toi : "Il faut essayer avant de critiquer"... mais avec la décentralisation, va-t-on pouvoir revenir ?


    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    Eric Vantal TPE36 le 29 octobre 2004

    Je trouve cet échange tout à fait caractéristique de la méconnaissance réciproque entre les deux FP, et du clivage "culturel" entre les deux FP (E et T). Etant détaché depuis un peu plus d’un an dans un CG, aprés 11 ans de DDE ( cela ne nous rajeuni pas mon petit SB !), permettez moi d’apporter mon point de vue sur le débat.

    Tout d’abord, qu’ais-je découvert après le grand plongeon vers la FPT ? J’ai tout d’abord été frappé par l’extrême réactivité et par le côté très opérationnel des agents,nous avons de réelles leçons à prendre sur le sujet ; il est vrai qu’avoir en direct ou en quasi direct son patron est particulièrement motivant et que la rapidité de décision et d’action n’est pas un vain mot ; ce qui effectivement peut conduire à faire très rapidement des abérations !

    Sur le sujet du côté clientélisme des élus induisant une incapacité à considerer l’interêt général, il faut d’abord se rappeller que nous avons tous des élus comme patron, même si pour l’Etat, ceux-ci sont éloignés et que toutes les décisions importantes sont et doivent être prises par le niveau politique, c’est la base même de la démocratie ; les fonctionnires ne passent pas sous les fourches caudines de l’élection et ne sont donc pas légitimes pour prendre des décisions "politiques" au sens premier du terme. Ne croyons pas que tous les élus sont incapables d’avoir une vision à long terme, à porter l’interêt général, à avoir du courage et des idées, certains sont même de la FPE !

    Ce qu’il faut également savoir dans la FPT,, c’est que s’il n’y a qu’une FPT, il y a une multitude de patrons, et que travailler dans un CG ou dans une commune n’ont pas grand chose à voir. Le déroulement de la carrière, bien qu’encadré par le statut, s’apparente un peu à un fonctionnement du privé : possibilité de faire de vrais "sauts", de vrais "chutes", modes de recrutement beaucoup plus ouverts ce qui permet d’avoit un système bien plus souple et plus dynamique que celui de l’Etat, laissant vacants de nombreux postes parfois pendant longtemps.

    On trouve également dans la FPT des profils très variés ce qui apporte une très grande richesse, et je suis tout à fait d’accord avec Philippe, les Ingénieurs Territoriaux ne sont pas moins doués que nous parcequ’ils n’ont pas fait TPE, en territoriale, les galons se gagnent "au feu" et celui-ci est très nourri.

    J’ai également trouvé que les ITPE ont tout à fait leur place en collectivité et notamment dans les CG, ceux qui ont fait une carrière à l’Etat pouvant apporter ce qu’il y a de mieux à l’Equipement :connaissances techniques, capacité d’organisation ( on est les champions dans ce domaines !), capacité à développer une vision globale et systémique et à prendre du recul ; ce qui permet de temperer l’habitude du "nez dans le guidon" qu’ont les collectivités.

    Bref, je conseille à tout le monde d’aller faire un tour en collectivité, beaucoup n’auront d’ailleurs pas le choix, c’est là que se retrouvera l’essentiel de l’opérationnel de demain, pourlequel nous sommes bien formatés ; la position de détachement étant assez confortable.Il faut favoriser les passerelles entre les FP.

    Rassurez-vous, les territoriaux ont aussi des préjugés sur les fonctionnaires de l’Etat et ont franchement parfois de bonnes raisons d’en avoir.


    la FPT c’est bon, mangez-en
    le 29 octobre 2004

    Un petit coup de pub supplémentaire pour la FPT : les collectivités ont cette saine obligation de devoir équilibrer leur budget, ce qui évite d’avoir à subir le grand écart entre les délires dispendieux gouvernementaux et le réalisme de Bercy, bien obligé de sabrer les budgets à coup de gels puis d’annulations de crédits. Je me demande bien comment on fait pour arriver à bosser dans de telles conditions. C’est tout de même plus simple de connaitre son enveloppe et de faire son projet avec, avec les crédits qui tombent quand on en a besoin.

    Concernant la mobilité en FPT : c’est sur que passer d’une collectivité à une autre demande de se bouger un peu plus les fesses que de remplir un PM104 et de téléphoner au chef de service et au prédécesseur. Il faut se faire violence mais est-ce que ça n’en vaut pas un peu la peine ? Dans un cas, vous êtes juste un agent qu’on met dans une case, dans l’autre vous êtes un "bon profil" pour le poste à pourvoir(je caricature un peu)...ça fait tout de même une petite différence, non ?

    Sinon, on parle beaucoup de mobilité de la FPT vers la FPE, mais quid d’un ingénieur territorial qui voudrait bosser au ministère ??? Ne serait-ce que pour avoir la liste des postes ouverts, bonjour le parcours du combattant ! Alors que les CT sont la plupart transparentes et mettent leurs annonces sur leur site internet, dans les revues professionnelles, sur des sites de la FPT...


    Des carrières très diverses
    Philippe Simon TPE36 (Phiip) le 30 octobre 2004

    Pour répondre à la question sur la mobilité, disons en substance :
    -  que les TPE sont très très bien vus dans la FPT, être TPE ouvre beaucoup de portes ;
    -  que les types de carrières possible sont extrêmement diversifiés : travailler pour le Conseil Général n’a rien à voir avec travailler pour la Région, ou une Communauté Urbaine, ou une communauté d’agglomération, ou une grande ville.
    -  à l’intérieur des grosses structures, la mobilité est encouragée, le nombre de métiers possible à la CUDL (par exemple) est impressionnant ! si je me fatigue de la CUDL, j’ai le Conseil Général, la Région, la ville de Lille, plein d’organismes avec lesquels je suis en relation ;
    -  plus la structure est grosse, plus les effets "pervers" sont amortis...

    Mais songer retourner à la DDE ? Hierk !!

    PS : coucou Vantalou ! le Conseil Général, c’est un peu triché, hein ? bien trop proche de la DDE !

    Encore une bd : Elftor, le petit elfe violent ! Hourra !
    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    Michel Lacharme le 4 novembre 2004

    Chers amis ou collègues,

    N’étant plus concerné par une activité professionnelle principale, je suis tout de même intéressé par le débat FPE et FPT et suis un tantinet amusé, voire peiné par tant de "haine" - le mot étant fort mais chacun le modulera à sa convenance... Bien sûr qu’il y des cons partout et en la matière il est bien connu que la bêtise est la chose la mieux partagée ! ( Einstein Bebert, disait : " Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise. Mais en ce qui concerne l’univers je n’en ai pas acquis la certitude absolue." ) Mais arrêtons de jeter des anathèmes ; demain encore plus qu’avant, toutes les FP devront travailler ensemble en partenaires et la résolution des immenses problèmes de la socièté ne passera que par la plus-value de chacun même si les conflits sont toujours salutaires.( a condition du respect des autres acteurs et des autres idées, de toutes les idées.)

    Sur le débat FPT et FPE je me souviens d’une discussion que j’ai eue en son temps avec le maire de Roanne alors par ailleurs Ministre de l’Equipement, où il me disait attendre des services de L’Etat qu’ils jouent une espèce de contre pouvoir ou de poil à gratter par rapport à "ses" services qui risquaient parfois d’avoir une attitude quelque peu, ou un peu trop complaisente. Moyennant quoi, lorsque les service de l’Etat ont " chatouillé " ce même élu,( sur des zones inondables-sujet qui fâche en général- ! ) il est rentré dans de fortes colères menaçant les fonctionnaires de l’Etat...mais qui n’ont pas été mutés à l’autre bout du pays pour autant heureusement. Ceci dit, sa réflexion était tout à fait normale au regard d’une analyse de logique d’acteurs.

    Il me semble que la confrontation des politiques aux différents échelons de l’Administration est salutaire et que l’Etat et CL resteront précieux pour la démocratie ( c’est aussi un ex élu local qui s’exprime et qui a eu l’occasion bien entendu de critiquer l’Etat et aussi la DDE !...)

    Témoignant de l’état d’esprit des jeunes et en particulier des élèves de l’ENTPE où je participe à l’intégration et aux évaluations des stages, nos futurs collègues sont loin de ces polémiques et se foutent du lieu de leur futur exercice professionnel ; ils souhaitent principalement exercer un métier qui commence à leur plaire ( pour une majorité ) que ce soit dans le privé, l’Etat ou les CL. J’ai été épaté, pas plus tard qu’hier,par l’enthousiasme de quelques élèves de 3ème année par exemple à vouloir aider les CL par l’AMO plutôt qu’à faire de la maîtrise d’oeuvre - même si la maîtrise d’oeuvre ne doive pas trop rapidement être totalement bradée au secteur privé - ( Mais là j’ouvre un autre débat qui pourrait faire l’objet d’une rubrique particulière.)

    A tous ces jeunes ne donnons pas le bourdon SVP et accueillez les chacun dans vos structures réciproques.

    Quant à l’Ecole des ITPE, étant issu de son ancêtre, Bd St Germain, je mesure les progrès pédagogiques réalisés et ai pu apprécier tant au sein même de l’Etablissement que dans les Services où j’ai accueilli de nombreux "jeunes", de l’évolution du cursus et des capacités des diplômés de l’ENTPE. Alors ne crachons pas dans la soupe ! Il est vrai également que des recrutements éclectiques ne nuisent pas et pour preuve, le recrutement "exceptionnel" de 1991 qui a diversifié les origines et l’expérience des Ingénieurs. La notion de Corps est alors intéressante et utile pour intégrer et "aculturer" ( sensibiliser à la sphère publique ) Je suis convaincu que les élèves ITPE sont aujourd’hui mûrs pour travailler efficacement pour le bien public en intégrant les problèmes d’environnement et de développement durable ( n’est-ce pas Edouard ?)auxquels ils sont particulièrement sensibilisés ; je pense qu’ils feront des ingénieurs citoyens... et là, toutes les collectivités peuvent bénéficier de leurs aptitudes et de leurs spécificités, parfois de leur engagement.

    Bonne chance et bien amicalement,

    Michel L (12ème promo)


    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    le 8 novembre 2004

    Voilà un débat très intéressant, qui a le mérite de mettre au grand jour un certain nombre d’interrogations.

    je suis moi-même un ingénieur des TPE (promom 93) qui a fait le choix de la FPT et qui ne le regrette pas.

    L’ENTPE s’est investie depuis de nombreuses années - avec succès me semble-t-il - dans des cursus de formation variés : ingénieurs civils, ingénieurs des fonctionnaires d’Etat, partenariat intéressant avec l’école d’archi.

    Je suggère qu’elle se positionne plus dans le "marché" des ingénieurs territoriaux, aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. L’ENTPE peut participer, à son tour, à la richesse des profils des ingénieurs territoriaux.

    Qu’en pensez-vous ?

    Bien cordialement,

    Vincent


    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    le 17 novembre 2005

    Bonsoir,

    Jeune ingénieur pas TPE travaillant en CL, je tombe sur votre débat intéressant qui m’a fait sourire.

    Je travaille régulièrement avec ma DDE, et il est vrai que CL et Etat sont 2 cultures totalement différentes !

    Mon point de vue : la FPT me semble un peu plus réactive, permet de travailler avec des moyens financiers dont on a une vision très concrète de l’origine.

    Par contre, la FPT (celle où je bosse en tout cas) a vraiment tendance à laisser la maîtrise d’oeuvre au secteur privé, et je suis épaté par la technicité et la qualité du travail concret fourni par les ingénieurs de la DDE.

    voilà un petit avis !

    J.


    > Tous les clichés sur la Fonction Publique Territoriale
    Philippe Simon - 37è le 25 novembre 2005

    Je pense que l’école a effectivement un rôle à jouer vis à vis de la FPT. Notre capacité à être à la fois compétents dans la technique et pluridisciplinaires avec une ouverture d’esprit est à mon goût la voie à privilégier.

    Mais ce n’est pas forcément le cas de tous les cursus offerts.

    A savoir également : souplesse et réactivité sont des qualité de base en FPT, où votre donneur d’ordres n’est jamais très loin et a des exigences politiques. A cultiver donc.

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